« Climat en Péril – Guide Grand Public des derniers rapports du GIEC » est un excellent guide publié par les Nations Unis (UNEP), tout particulièrement remarquable par:
la clareté de son texte
la qualité des illustrations
la précision des faits exposés
la fidélité aux travaux des 2500 chercheurs du GIEC
Téléchargeable en français ici. Ce guide de 60 pages est à recommander à toute personne interessée à comprendre les fonctionnements et enjeux d’un dérèglement climatique.
N’hésitez pas à l’acheter pour vous même ou pour l’offrir : ce livre ferait un beau cadeau au pied du sapin de toute personne de 10 à 77 ans, sceptiques comme convaincus. Disponible en anglais sur amazon
Un projet pilote de séquestration de CO2 (CCS) à grande échelle a été inauguré vendredi dernier à Mason County – Virginie de l’Ouest (USA). Il s’agit de séquestration en aquifère salin du CO2 rejeté par une centrale à charbon.
Sur les 1 300 mégawatts (MW) produit par la centrale, le pilote d’Alstom ne s’attaque qu’aux rejets de 20 MW de puissance mais cela permettra tout de même d’enterrer 100 000 tonnes de CO2 par an. Le tout pour 120 millions de dollars (80 M€) dont 60 m$ fournis par AEP (American Electric Power, l’un des grands électriciens du pays), et pratiquement autant par Alstom, avec des concours de l’allemand RWE et de subventions. Lisez la suite de cette entrée »
Il est de bon ton dans les milieux écologiques de critiquer vertement Total. Ceux qui assistèrent à l’Université de Rentrée du WWF France en ont récemment eu une démonstration cinglante. Et pourtant les sociétés comme cette dernière ont les moyens financiers pour développer les solutions de demain, et non seulement elles en ont les moyens mais effectivement elles s’activent :
Total et le laboratoire de physique des interfaces et des couches minces (LPICM), unité mixte de recherche du CNRS et de l’École polytechnique, ont annoncé la création d’une équipe de recherche commune dans le domaine des technologies de couches minces solaires photovoltaïques. Lisez la suite de cette entrée »
Une analyse préliminaire par une équipe de scientifiques de la NASA et du Centre d’Etudes Scientifiques de Valdivia au Chili (CECS), met en lumière la vitesse alarmante à laquelle les glaciers épuisent.
Les scientifiques ont découvert que les masses de glace de la Patagonie sont en train de fondre dans des proportions bien plus importantes et à des altitudes beaucoup plus élevées que ce qui était perçu jusqu’à présent.
« La perte de masse de glace dans les zones de plus haute altitude est vraiment un phénomène nouveau», a déclaré Gino Casassa, un glaciologue CECS. Lisez la suite de cette entrée »
Preuve que les glaciers côtiers peuvent reculer à très grande vitesse : alors qu’il mesurait 900 mètres de profondeur, le glacier du Fjord Nunavut Sam (Canada) reculait de 58 mètres par an. C’était à la fin de la dernière ère glacière.
Le Nunavut Sam Ford Fiord sur l’île de Baffin est une petite merveille de la nature, un spectaculaire canal de 110 km de long, bordé de falaises à pic.
Mais ce site est également une sentinelle alertant du danger à l’ère du changement climatique : les scientifiques américains y trouvent la trace d’une fonte glaciaire cataclysmique qui démontre que les glaciers géants en zones côtières peuvent disparaître en très peu de temps. Lisez la suite de cette entrée »
La Maison Blanche vient de rendre public un rapport sur l’impact du changement climatique aux Etats-Unis (« Global Climate Change Impacts« ).
Remarquable travail de synthèse des connaissances par les plus grands spécialistes américains, il décrit ce qui se passe actuellement et ce qui se passerait selon deux scénarios (action ou inaction). Un excellent document de vulgarisation scientifique.
Espérons que l’administration Obama réussira a convaincre son opinion public (et par la même son Congrès) du besoin de se bouger.
A quand une analyse de ce niveau de qualité par et pour les Européens ? L’Europe aussi a besoin de convaincre ses stakeholders et d’adapter ses infrastructures pour les conditions de vie futures…
Le permafrost, ces grandes terres gelées, contient d’immenses réserves de matières organiques. Le dégel du permafrost permet aux bactéries et autres micro-organismes de se nourrir de ces matières organiques, libérant alors de forte quantité de gaz à effets de serre et amplifiant dès lors le phénomène de réchauffement climatique.
En parallèle, le dégel du permafrost libère des terres où pousse alors de la végétation, séquestrant par la même occasion du carbone (effet « puits de carbone »). Quel est le résultat net entre ces deux phénomènes opposés ?
Pour la première fois cette semaine, une étude publiée dans Nature (University of Florida (2009, May 28). Greening Arctic Not Likely To Offset Permafrost Carbon) apporte de premiers éléments de réponse.
Dans le cadre de leur étude, les scientifiques ont observé que les 15 premières années, la croissance des plantes fait plus que compenser les émissions de gaz. Après 15 ans cependant, les sols continuent à rejeter des gaz, bien plus que ce que les végétaux ne peuvent absorber. Lisez la suite de cette entrée »
Une conséquence moins connue d’un excès dioxyde de carbone (CO2) dans l’air est l’acidification de l’eau. Les océans absorbent naturellement les gaz à effet de serre, en fait, ils prennent à peu près un tiers du dioxyde de carbone relâché dans l’atmosphère par les activités humaines. Lorsque le CO2 se dissout dans l’eau, il forme de l’acide carbonique, la même substance dans les boissons gazeuses. De nouvelle recherche laisse penser que l’acidification des océans se produit encore plus vite que ce que les modèles de changement climatique ont prédit.
Quelles sont les recherches et les besoins technologiques, les tendances et les obstacles peuvent influer sur l’océanographie en 2025? Des scientifiques, ingénieurs et techniciens ont participé à un atelier de Janvier 2009, parrainé par l’Office of Naval Research. Les processus physiques de l’océan, y compris les conducteurs de la température, la salinité et des courants, ont été soulignés. Les domaines spécifiques d’intérêt inclus submesoscale processus, les interactions air-mer, la recherche fondamentale et appliquée, de l’instrumentation et des véhicules, des infrastructures maritimes, et de l’éducation. Ce rapport est une collection de livres blancs qui se concentrent sur les besoins futurs en océanographie physique et ses domaines connexes, de l’observation à la modélisation, des technologies, aux impacts pour la société.
Les académies des sciences de 70 pays ont appelé les dirigeants du monde à reconnaître explicitement les dangers que représentent les océans de la hausse des niveaux de CO2. Ils mettent en garde de la gravité et de l’irrersibilité des dommages qui pourraient subvenir dès en 2050, ou même plus tôt, si les émissions de gaz à effet de serre continuent sur la tendance actuelle. Première cause: l’acidification des océans. Lire le communiqué des scientifiques, le résumé par le UK Royal Society of Science, le résumé du London Daily Telegraph. Lisez la suite de cette entrée »
Ce document technique (pdf ici) publié en juin 2008 par le GIEC traite du thème de l’eau douce et de l’impact des changements climatiques sur celle-ci.
Les problèmes associés à l’eau douce sont critiques pour la détermination des principales vulnérabilités par région et par domaine. C’est pourquoi la relation entre le changement climatique et les ressources en eau douce est d’un intérêt capital pour les sociétés humaines. Elle présente également des implications pour toutes les espèces vivantes.
Vous trouverez ci-dessous quelques-uns des points saillants du rapport.
I. Exemples de vulnérabilités actuelles des ressources en eau douce et de leur gestion
Les avis divergent sur l’impact qu’aurait l’effondrement de l’Ice Sheet de l’Antarctique Ouest. Jonathan Bamber, glaciologue à l’Université de Bristol, explique dans le journal Science que l’impact serait de « seulement » 3.3 mètres car toute la glace ne fondrait pas.
Certes… Mais même si ce n’est que 3,3 mètres, il convient de se souvenir (démographie en date de 1995) que 145 millions d’habitants vivent sur des terres à moins de 1 mètre du niveau de la mer et 268 millions à moins de 5 mètres.
+ 2,0 °C => « 20 à 30% des espèces en risque élevé d’extinction ». 1 à 2 Milliards d’humains ont un gros problème d’eau potable. Jusqu’à 3 millions de morts par an du fait des inondations.
+ 4,0 °C => « Extinctions majeures d’espèces dans le monde« (source : GIEC AR4, vol2)
Question : Les augmentations de dioxyde de carbone atmosphérique et autres gaz à effet de serre au cours de l’ère industrielle, sont-elles causées par les activités humaines?