Le parlement écossais vient de se fixer les objectifs de réduction de gas à effet de serre les plus volontaristes au monde:
42% de réduction d’ici 2020 par rapport à 1990. A titre de comparaison, le Royaume-Uni se fixe 34% d’ici 2022 (par rapport à 1990) et les USA 17% d’ici 2020 et par rapport à 2005 (ridicule ces américains… et pourtant ils ont eu beaucoup de mal à faire passer cet objectif)
80% d’ici 2050, cet objectif incluant les émissions liées au transport maritime international et à l’aviation (le Royaume-Uni vise également 80% pour 2050 mais ne décidera pas avant 2012 si cela inclut les émissions internationales).
(d’après un article Reuters – Oslo) – Les principaux pays dont les États-Unis et la Chine envisagent de fixer un objectif mondial visant à réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. Cet objectif pourrait être confirmé lors d’un sommet en Italie le 9 juillet.
Obama a en effet activé le MEF (Major Economies Forum – 17 membres) pour aider à l’émergence d’un nouveau pacte climatique. Les 17 membres du MEF représentent 80% des émissions mondiales, donc tout accord entre eux est une étape décisive en vue d’un nouveau traité climatique sous l’égide des Nations Unis à Copenhague en Décembre. Lisez la suite de cette entrée »
Une analyse préliminaire par une équipe de scientifiques de la NASA et du Centre d’Etudes Scientifiques de Valdivia au Chili (CECS), met en lumière la vitesse alarmante à laquelle les glaciers épuisent.
Les scientifiques ont découvert que les masses de glace de la Patagonie sont en train de fondre dans des proportions bien plus importantes et à des altitudes beaucoup plus élevées que ce qui était perçu jusqu’à présent.
« La perte de masse de glace dans les zones de plus haute altitude est vraiment un phénomène nouveau», a déclaré Gino Casassa, un glaciologue CECS. Lisez la suite de cette entrée »
Preuve que les glaciers côtiers peuvent reculer à très grande vitesse : alors qu’il mesurait 900 mètres de profondeur, le glacier du Fjord Nunavut Sam (Canada) reculait de 58 mètres par an. C’était à la fin de la dernière ère glacière.
Le Nunavut Sam Ford Fiord sur l’île de Baffin est une petite merveille de la nature, un spectaculaire canal de 110 km de long, bordé de falaises à pic.
Mais ce site est également une sentinelle alertant du danger à l’ère du changement climatique : les scientifiques américains y trouvent la trace d’une fonte glaciaire cataclysmique qui démontre que les glaciers géants en zones côtières peuvent disparaître en très peu de temps. Lisez la suite de cette entrée »
Plus d’un millier d’évènements répartis sur 56 pays sont programmés pour le 24 Octobre 2009 avec pour objectif de mobiliser les foules et exprimer aux Chefs d’Etats l’importance de signer un accord volontariste à Coppenhague.
Sur le site de l’association 350, vous trouverez la localisation de tous les évènements, pourrez inscrire votre propre évènement et regarder la vidéo de mobilisation qu’ils ont préparée.
La Maison Blanche vient de rendre public un rapport sur l’impact du changement climatique aux Etats-Unis (« Global Climate Change Impacts« ).
Remarquable travail de synthèse des connaissances par les plus grands spécialistes américains, il décrit ce qui se passe actuellement et ce qui se passerait selon deux scénarios (action ou inaction). Un excellent document de vulgarisation scientifique.
Espérons que l’administration Obama réussira a convaincre son opinion public (et par la même son Congrès) du besoin de se bouger.
A quand une analyse de ce niveau de qualité par et pour les Européens ? L’Europe aussi a besoin de convaincre ses stakeholders et d’adapter ses infrastructures pour les conditions de vie futures…
La Commission européenne a lancé aujourd’hui un portail web sur http://www.buildup.eu/ comme un outil de partage de l’information sur la réduction de l’utilisation de l’énergie des bâtiments. Le contenu sera régulièrement mis à jour et amélioré par les utilisateurs eux-mêmes afin de couvrir un large éventail de bonnes pratiques en matière de réduction d’énergie et de l’information sur la législation. Lisez la suite de cette entrée »
Jeudi dernier, le Ministre Indien pour l’Environnement et les Forêts, Jairam Ramesh a réaffirmé que l’Inde ne se laissera pas dicter quel chemin prendre pour lutter contre le changement climatique.
« Nous ne prendrons pas d’engagement juridique contraignant, qui nous imposerait des restrictions liés aux changement climatique tel que définis par des tiers.
L’Inde a défini son propre chemin pour faire face au changement climatique par le biais du Plan d’action national pour les changements climatiques. Nous nous sommes fixés huit missions et nous resterons concentrés dessus« .
Réaffirmant le paradigme du »développement » , Ramesh a dit: « Le premier ministre a dit qu’en aucune circonstance les émissions par habitant de l’Inde ne seront supérieures à celle du monde développé. C’est quelque chose que nous tiendrons. En parallèle, nous avons aussi à prendre soin de notre besoin de croissance ».
«Nous n’allons en aucune manière continuer comme si de rien n’était. Nous sommes dès à présent mobilisés pour faire face aux préoccupations du Changement Climatique », at-il dit. Lisez la suite de cette entrée »
Le changement climatique a un impact direct sur la cartographie de l’eau.
Toute modification majeure de la carte de l’eau crée des stress et des conflits.
Un workshop vient d’étudier les tensions liées à ce type de stress aux USA. Leur recommandation ressemble au concept de « Grenelle de l’Eau ». Lisez la suite de cette entrée »
Selon une indiscrétion (document de travail du gouvernement Indien intitulé « National Solar Mission » rendu public par Greenpeace – broken link – ; source NY Times) l’Inde viserait à prendre le leadership mondial de production d’énergie solaire.
Les 10 dernières minutes de HOME sont intéressantes pour les notes d’espoir qu’elles apportent. Le reste du film a évidemment de magnifiques images et une très belle bande son mais personnellement je préfère « Nous Resterons Sur Terre » que je trouve plus efficace et plus profond.
(NB : certains ont un étrange problème d’accès à la video : pb de copyright… essayez alors ici)
Certes, réduire la consommation de sacs plastiques, les réutiliser et les recycler n’est pas directement une question « réchauffement climatique ».
Cependant le principe « Réduire, Réutiliser, Recycler » est généralisable à tout nos biens de consommation et à la porté de tous. Son impact environnemental est évident, en particulier sur la réduction de gaz à effet de serre par réduction des gaspillages.
C’est une question de bonne volonté et de vigilance au quotidien.
Wangari Maathai, the 2004 Nobel Peace Prize Laureate, Kenyan environmentalist, and founder of the Green Belt Movement (www.greenbeltmovement.org), talks about the mottainai campaign in Kenya and elsewhere. « Mottainai » is a Japanese term that means, in effect, « reduce, reuse, recycle. » Prof. Maathai first came across it during a visit to Japan in 2005. The campaign has centered in Kenya on the reduction and reuse of thin plastic bags.
J’adore cette femme ! Prix Nobel de la Paix 2004, elle fait preuve d’un humour et d’un amour pour l’humanité d’une extreme beauté.
A la question – Que puis-je faire ? – voici sa réponse : soyez comme l’oiseau-mouche face à l’incendie de sa forêt.
La forêt est en feu. L’incendie est immense, comme jamais par le passé. Tous les animaux sont désespérés, impuissants, ils regardent l’incendie sans rien faire. Tous sauf l’oiseau-mouche qui décide de faire quelque chose. L’oiseau-mouche fait ce qu’il sait faire le mieux: des allers-retours d’un point d’eau à l’incendie, portant dans son bec une petite goutte à chaque trajet. Les autres animaux le regardent et essaient de le décourager « cela ne sert à rien« , « tu es bien trop petit« . Mais l’oiseau-mouche ne perd pas une seconde, il continue sans relâche.
Un éléphant lui demande « Que crois-tu donc faire ? »
Et l’oiseau-mouche répond : « Je fais de mon mieux ».
« And for me and I hope for you, that’s all we can do. Whoever we are, wherever we are, there is something in our live that we can do. No matter how small it is, collectively it will make a difference. So be a hummingbird in your community, wherever you are. » Wangari Maathai
Faites preuve d’initiative, faites de votre mieux, même si vous avez l’impression que votre action est bien trop modeste, isolée et objet de raillerie. Collectivement cela fera une différence.
Allez découvrir ce film sur http://www.goldmenlefilm.fr J’ai rencontré Sébastien hier, son film produit avec l’aide de La Chaîne Parlementaire vaut d’être vu. C’est l’illustration de l’espoir que chacun peut agir à son niveau. Je vous recommande également le site du prix Goldman
Sébastien Viaud a décidé de partir un an autour du monde pour rencontrer des hommes et des femmes qui ont reçu le prix Goldman ; un prix considéré comme le Nobel de L’Environnement.
En cinq étapes et autant de thématiques humaines et environnementales, GOLD MEN raconte le voyage de Sébastien et propose une réflexion pour notre présent et notre futur, à la rencontre des « Résistants pour la Terre ».
Réduire les émissions de Gaz à effet de serre, séquestrer le carbone et optimiser la consommation énergétique de chacun sont des priorités. Toutefois ces actions nécessaires ne seront pas suffisantes à esquiver les problèmes, elles rendront simplement la situation moins douloureuse que si l’on ne faisait rien.
L’humanité aura a traverser des périodes de plus en plus difficiles. L’actions d’ONG telles que Green Cross me semble donc tout à fait fondamentale. Voici une petite chose que chacun peut faire à son niveau : soutenir ce type d’initiative.
L’Eau pour la vie et la paix
Plus de la moitié de la population mondiale dépend des eaux et cultures de bassins transfrontaliers. Le manque de coopération entre les bénéficiaires de ces précieuses ressources en eau est à l’origine de niveaux de vie très bas, de désastres environnementaux et potentiellement de conflits.
Green Cross International travaille, dans le cadre du Programme L’Eau pour la Vie et la Paix, avec des représentants de gouvernements, d’autorités locales et de la société civile pour éliminer les obstacles à une gestion intégrée et coopérative de l’eau, et résoudre les conflits qui y sont liés : en Amérique du Sud (Le Panama-La Plata), au Proche Orient (Jourdain), en Russie et Asie Centrale (Volga), Afrique du Sud (Okavango), Afrique de l’Est (Volta), et Europe de l’Est (Danube). Green Cross conduit aussi une campagne visant à convaincre les gouvernements de signer une Convention Internationale sur le Droit à l’Eau.
Les Nations-Unis ont publié le 19 mai une série d’options politiques sur les thèmes prioritaires suivants: – agriculture, développement rural, les sols, la sécheresse, la désertification et l’Afrique.
Il ne faut pas que cela reste de pieuses intentions. Maintenant il faut les mettre en oeuvre: à chaque citoyen, à chacun d’entre nous, de soutenir la volonté de nos chefs d’états pour qu’ils trouvent le courage de mettre en oeuvre les politiques sur lesquelles leurs représentants à l’ONU se sont mis d’accord.
« Le rêve est devenu réalité! Nous avons trouvé un consensus, adopté un document final et finalisé une «vision partagée» – deux documents qui sont les fondations pour le changement « , dit Gerda Verburg, Présidente de la Commission qui a préparé les deux textes et ministre des Pays-Bas de l’Agriculture, de la nature et de la qualité des aliments. Dans son allocution de clôture, elle a dit que la Commission, réunie à New York du 5 Mai au 19 mai, venait tout juste de terminer «deux difficiles et remarquables » semaines de travail.
« En effet », dit-elle, « les délégations de la Commission ont mis l’agriculture et le développement rural au cœur de l’agenda du développement durable. En approuvant le document de politique, ils ont également reconnu la notion que le changement de paradigme est nécessaire pour assurer un développement durable pour tous. Maintenant, les délégations et les autres parties prenantes doivent faire preuve de crédibilité, coopération et engagement à la mise en œuvre des décisions qu’ils avaient prises ce soir. Cela nécessitera de la volonté politique et du leadership,
« il n’y a pas de temps à perdre», a-t-elle dit, ajoutant: « Ce soir, nous avons semé les graines qui permettent à une révolution verte de devenir une réalité.«
Espérons le… Mieux, suivons la mise en oeuvre et que chaque citoyen encourage son gouvernement à aller de l’avant.
PS : si quelqu’un trouve le document « A Shared Vision » je suis preneur, j’ai beau chercher je ne trouve que le communiqué de presse.
Le permafrost, ces grandes terres gelées, contient d’immenses réserves de matières organiques. Le dégel du permafrost permet aux bactéries et autres micro-organismes de se nourrir de ces matières organiques, libérant alors de forte quantité de gaz à effets de serre et amplifiant dès lors le phénomène de réchauffement climatique.
En parallèle, le dégel du permafrost libère des terres où pousse alors de la végétation, séquestrant par la même occasion du carbone (effet « puits de carbone »). Quel est le résultat net entre ces deux phénomènes opposés ?
Pour la première fois cette semaine, une étude publiée dans Nature (University of Florida (2009, May 28). Greening Arctic Not Likely To Offset Permafrost Carbon) apporte de premiers éléments de réponse.
Dans le cadre de leur étude, les scientifiques ont observé que les 15 premières années, la croissance des plantes fait plus que compenser les émissions de gaz. Après 15 ans cependant, les sols continuent à rejeter des gaz, bien plus que ce que les végétaux ne peuvent absorber. Lisez la suite de cette entrée »
Selon le London Financial Times qui sort un article aujourd’hui sur le sujet, les fonds communs de placement votent de plus en plus en faveur des résolutions qui demandent aux entreprises d’évaluer l’impact du changement climatique sur leurs activités. London Financial Times
Ce n’est pas encore parfait mais la tendance est nette :
exemple de l’Assemblée Générale de Ultra Petroleum Corporation, à laquelle The Nathan Cummings Foundation a proposé une résolution demandant à ce que des administrateurs indépendants preparent un rapport sur les plans de la société pour faire face aux défis issus du changement climatique. Cette même résolution présentée en 2006, 2007 et 2008 a reçu 22%, puis 31% puis 37% de votes positifs.
Il est intéressant de noter dans l’exemple précédent que le vote reste négatif: c’est le signe d’un bras de fer entre management (contre) et certains actionnaires (pour). Mais en faisant preuve d’optimisme, on peut esperer à court terme la victoire des seconds.
Elle est à la fois le reflet des préoccupations de petits porteurs, clients des fonds de placement, elle est aussi le reflet de la prise de conscience par les financiers que la question du réchauffement climatique ne se limite pas à la sphère environnementale mais peut avoir de réels impacts business pour les sociétés dont ils sont actionnaires. Les financiers préférant anticiper que d’être mis devant le fait accompli (je suis assez bien placé pour le savoir…) ils vont de plus en plus demander aux directions générales d’évaluer les risques et opportunités et d’en tirer les conséquences. Une bonne chose pour la planète !
Une conséquence moins connue d’un excès dioxyde de carbone (CO2) dans l’air est l’acidification de l’eau. Les océans absorbent naturellement les gaz à effet de serre, en fait, ils prennent à peu près un tiers du dioxyde de carbone relâché dans l’atmosphère par les activités humaines. Lorsque le CO2 se dissout dans l’eau, il forme de l’acide carbonique, la même substance dans les boissons gazeuses. De nouvelle recherche laisse penser que l’acidification des océans se produit encore plus vite que ce que les modèles de changement climatique ont prédit.
Quelles sont les recherches et les besoins technologiques, les tendances et les obstacles peuvent influer sur l’océanographie en 2025? Des scientifiques, ingénieurs et techniciens ont participé à un atelier de Janvier 2009, parrainé par l’Office of Naval Research. Les processus physiques de l’océan, y compris les conducteurs de la température, la salinité et des courants, ont été soulignés. Les domaines spécifiques d’intérêt inclus submesoscale processus, les interactions air-mer, la recherche fondamentale et appliquée, de l’instrumentation et des véhicules, des infrastructures maritimes, et de l’éducation. Ce rapport est une collection de livres blancs qui se concentrent sur les besoins futurs en océanographie physique et ses domaines connexes, de l’observation à la modélisation, des technologies, aux impacts pour la société.
Les académies des sciences de 70 pays ont appelé les dirigeants du monde à reconnaître explicitement les dangers que représentent les océans de la hausse des niveaux de CO2. Ils mettent en garde de la gravité et de l’irrersibilité des dommages qui pourraient subvenir dès en 2050, ou même plus tôt, si les émissions de gaz à effet de serre continuent sur la tendance actuelle. Première cause: l’acidification des océans. Lire le communiqué des scientifiques, le résumé par le UK Royal Society of Science, le résumé du London Daily Telegraph. Lisez la suite de cette entrée »